lundi 25 juillet 2011

rentrée scolaire au Togo

Au Togo la prochaine rentrée scolaire aura lieu le 12 Septembre 2011
Dès les premières semaines, dans les campagnes,des centaines d'enfants seront contraints d'aller travailler dans les plantations de leurs enseignants ou "loués" par leurs maîtres, sur des chantiers de construction pendant le temps scolaire.


Tout au long de l'année scolaire, ils vont perdre de très nombreuses heures de cours (280 heures en moyenne) et risquer blessures et morsures parfois hélas fatales.

Depuis 5 ans notre association "Enfants Ruraux" lutte contre ces pratiques ancrées dans les coutumes d'un autre âge, pouvant s'apparenter à de l'esclavage, pénalisant gravement l'avenir des enfants et par là même le développement du pays.



Notre travail d'information et sensibilisation sur le terrain comme auprès des ministres concernés ont permis des avancées encourageantes.
Pour continuer nos actions dans les villages, élargir notre zone d'intervention et ramener un maximum d'écoliers à l'école, il nous faut des moyens de plusieurs ordres:
Humain: volontaires de tous horizons venant renforcer le travail des membres de l'association
Financier: subventions, parrainages, dons
Information: en France, interventions dans les écoles, rencontres avec des journalistes/reporters interessés par ce sujet

merci de m'aider, pour que tous les enfants aient les même chances de réussite




vendredi 1 juillet 2011

école des Charmettes

lundi 27 Juin 2011




En 2010, Monsieur Massat, directeur de l'école des Charmettes à Lagnieu, avait mobilisé ses élèves de CM2 pour un envoi de 50 cartons de livres: manuels scolaires, dictionnaires qui ont pu être transportés à Lomé puis emportés à Koutoukpa où ils ont fait la joie des enfants de l'école et des enseignants .

Début 2011 un échange de dessins entre les élèves des 2 écoles s'est fait par l'intermédiaire d'Aurélie, Mathilde et Laure venues passer du temps auprès des petits de Koutoukpa.

Lorsque que je prépare mon voyage d'été en France, je prends contact avec M. Massat pour lui proposer une rencontre avec les enfants et les enseignants sur le thème de la vie au Togo, plus particulièrement celle des enfants de Koutoukpa. il approuve cette proposition et rendez-vous est pris pour le 27 Juin.
Les Charmettes est une belle école où il doit faire bon apprendre
Premier accueil, repas avec les enseignants:
l'interêt qu'ils montrent pour la condition des enfants, la vie togolaise en générale et surtout leur émotion devant
l'exploitation que les élèves subissent de la part entre autres des enseignants, me vont droit au coeur.
Puis les élèves des 2 classes de CM2 (une cinquantaine d'enfants)sont rassemblés dans la salle informatique pour une rencontre où après une courte présentation du Togo et des raisons de ma présence, je leur montre un maximum de photos et réponds à leur nombreuses questions.
Les enfants sont attentifs et leurs questions très pertinentes. on les sent touchés par la vie des enfants Togolais et par les difficultés de leurs parents.
1h plus tard ils doivent laisser place aux élèves de CM1 (également 2 classes avec en tout une cinquantaine d'enfants): même intervention avec la même attention des enfants et leurs questions très interessantes.
Les pôles d'interêt sont un peu différents, les CM1, un peu plus jeunes, s'interrogent sur la vie quotidienne, les moyens de transport, la nourriture, les jeux etc.. les CM2 qui ont 1 an de plus se sont montrés plus sensibles aux difficultés de vie et surtout aux travaux inacceptables et illégaux exigés des élèves; j'ai su qu 'ils avaient manifesté beaucoup d'indignation et d'émotion devant les pratiques inacceptables dont sont victimes les petits togolais.

Bilan de l'opération:
Les contacts amicaux, renforcés par cette rencontre, ouvrent la porte à des échanges fréquents entre Les Charmettes et Koutoukpa
Pour moi cette expérience enrichissante aussi bien pour les élèves et leurs maîtres que pour les enfants du Togo (et pour moi!), m'incite à envisager d'autres interventions dans d'autres écoles.

si vous avez une "piste" à m'indiquer n'hésitez pas à me contacter, je vous en remercie grandement d'avance









samedi 7 mai 2011

Que la lumière soit !


Projet d'électrification de l'école de KOUTOUKPA
POURQUOI:
Pour aider les enfants de Koutoukpa à retrouver le chemin de l'école et leur donner le goût d'apprendre, j'ai réuni avec l'association Enfants Ruraux et des bienfaiteurs français, les fonds permettant la contruction en 2010 d'un bâtiment scolaire, comportant 3 classes de primaire, 1 classe de maternelle et 1 salle des maîtres. inaugurée le 13 Septembre 2010, cette école compte aujourd'hui 144 élèves.
Village sans électricité, les conditions de vie y sont des plus précaires. Ce manque d'électricité handicape le travail des élèves et de leurs enseignants. Nous constatons aujourd'hui que des travaux de raccordement du village au réseau national sont en cours mais de très nombreux parents n'auront pas les moyens d'avoir l'électricité chez eux.
Il est primordial d'électrifier l'école en effet compte tenu du fait que la nuit tombe à 18h l'électricité dans l'école serait une amélioration notoire des conditions d'étude des élèves et de travail des enseignants: avec l'éclairage de l'école, les élèves pourront venir y faire leurs devoirs et des cours de soutien scolaire pourront être organisés ainsi que des activités éducatives et culturelles.
COMMENT:
Mon amie Valérie, membre bienfaiteur de l'association Enfants Ruraux, travaille au sein du Groupe ICF qui organise chaque année via sa fondation un concours nommé "Coups de coeur Solidaires". il s'agit de soutenir un projet humanitaire présenté par un employé membre d'une association en principe réalisé sur le territoire français.
Valérie m'a alertée et par son intermédiaire nous avons tout de même présenté notre projet d'éléctrification.
Le Budget:
Le coût:l'extension du réseau national pour atteindre l'école; l'équipement électrique des salles; le compteur et le branchement: le tout s'élève à 2 422€
Nos moyens: participation des parents d'élèves et celle de l'association le tout s'élève à 922€
Compte tenu des prix accordés par ICF et de nos besoins l'aide sollicitée est de 1 500€
Aujourd'hui nous avons la bonne surprise d'être primés! notre projet a obtenu le second prix d'un montant de 1 000€, nous allons pouvoir démarer les travaux d'électrification de l'école.
mais pour que la lumière soit il faut trouver 500€
J'ai pensé à vous tous (et à vos amis :-)) ) pour un coup de coeur supplémentaire ;-))
toute somme même très modeste sera la bienvenue et vous en serez remerciés par les bons résultats des élèves.
pour plus de renseignements vous pouvez me joindre par mail: francoise.brandli@yahoo.fr par ailleurs, je serais à votre disposition en France du 25 Mai au 12 Août. A bientôt
Merci, Merci, Merci,

dimanche 17 avril 2011

pour l'avenir de Grégoire

Dans les villages, de nombreux enfants naissent avec un handicap physique:
A Koutoukpa, Grégoire a 3 ans, sa jambe droite et son petit pied restent pliés à cause d'une malformation des muscles et tendons.
comment l'aider? en cherchant sur Internet, nous avons trouvé la "Chaîne de l'espoir"
nous en avons parlé à des amis Français qui ont pris contact avec cette association.
Radios, Photos, dossier médical du petit bonhomme, tout est soumis à la chaîne de l'espoir.
ET DE L'ESPOIR, IL Y EN A puisque d'ici la fin de l'année Grégoire devrait venir en France se faire opérer
Dans quelques mois il pourra jouer, courrir et aller à l'école avec les petits copains et copines qui l'attendent sur les marches de mon école

dimanche 3 avril 2011

quelques réflexions, suite

dimanche 3 Avril 2011
Dieu aima les oiseaux, il créa les arbres,

l'homme aima les oiseaux, il créa les cages

(Jacques Deval; vu sur Facebook)


Dieu créa les enfants, il les aima




l'homme fit des enfants, il les martyrisa

samedi 5 mars 2011

Femme Togolaise au quotidien



Journée type d'une femme dans les villages ruraux du Togo




Elle se lève avant l'aube pour balayer la maison et ses alentours;


Elle chauffe l'eau pour laver les enfants et les habille pour l'école.


Son mari se lève; elle va lui chercher à manger et lui prépare.

Ils partent ensemble pour les champs où elle travaille autant que lui, un enfant sur le dos et trop souvent un autre dans le ventre.

Le soir avant de rentrer, elle va chercher du bois pour le feu, toujours avec l'enfant au dos.

S'il n'y a plus d'eau à la maison, elle doit aller en puiser au marigot.

L'homme lui, avec seulement son coupe coupe en main, est rentré et s'est allongé sur le canapé.

Souvent il râle car il veut prendre sa douche, il gronde sa femme qui est entrain de laver les enfants.

Elle lui fait chauffer de l'eau pour sa douche puis va préparer le dîner.

Monsieur râle encore, il a faim et trouve qu'elle traîne.

Après le repas et la vaisselle, ils se couchent et même si elle est épuisée, si elle trouve qu'il y a déjà trop d'enfants, elle doit "s'ouvrir" sous peine de coups!

Durant l'année elle travaille aux champs jusqu'en Octobre, ensuite elle cultive un jardin potager dont elle revend la récolte au marché et la plupart du temps l'homme prend l'argent pour lui.

L'homme, à part quelques exceptions ne s'occupe jamais des enfants, il ne donne rien pour la nourriture ou les soins.

S'il trouve un animal pris au piège il ne le rapporte pas à la maison mais il le vend et va au cabaret.

Quand le mari décède, très souvent la femme est chassée de chez elle avec ses enfants par la famille du mari, elle n'a droit à rien et est même soupçonnée de sorcellerie ayant entrainer la mort de l'homme!


Ca semble invraisemblable? Excessif? trop mélo? Hélas non!


Recueilli auprès de Mme AKAKPO, ce témoignage est approuvé et confirmé par des dizaines de femmes au cours des sensibilisations sur les Droits des Femmes que nous avons effectuées dans les villages.

Ces femmes, on peut les croiser tous les jours dans les villages et les hommes présents à nos réunions reconnaissent que c'est le quotidien des femmes même si certains se sont fait huer en avançant qu'il y a des femmes qui refusent de leur préparer à manger!!!

Combien faudra-t-il de décennies pour atteindre l'égalité? peut-être moins qu'on ne pourrait le craindre car les jeunes femmes ici comme ailleurs sont bien décidées à se battre pour une vie meilleure.


Elles sont toujours nombreuses à nos réunions qui leur permettent au moins de s'exprimer et d'apprendre qu'elles ont des DROITS.


Bonne Fête à toutes.

vendredi 18 février 2011

trafic d'enfants au Togo

Il a 12 ans, il vit dans un village perdu dans la brousse, son père tire difficilement d'un lopin de terre de quoi ne pas mourir de faim, sa mère est morte en mettant son 5ème enfant au monde, une petite soeur qui n'a pas vécu.

Il n'a pas dépassé le CE2 qu'il a redoublé plusieurs fois, dégouté par les corvées champêtres exigées par ses enseignants. Il traîne dans le village avec quelques copains de misère. il rêve d'un travail qui lui permettrait d'aider son père et donnerait des jouets à ses petits frères.

Un soir un jeune homme est venu dans le village, il s'est approché de lui, l'a écouté, lui a donné quelques pièces; il était gentil, il est venu plusieurs soirs, un jour il lui a parler d'un pays où il y avait de grands champs, où les paysans cherchaient de la main d'oeuvre, où, s'il venait pour une mission de 10 mois, il serait bien payé et rapporterait une moto pour son père. Il a un peu peur, mais un de ses copains va venir avec lui, et puis l'homme est allé voir son père qui a signé un contrat avec son doigt trempé dans l'encre car il ne sait pas écrire ni lire, mais il se dit que ce sera une bouche de moins et qu'une moto c'est super.

L'homme est parti. Un grand frère vient les chercher: comme on lui a appris, il prépare en cachette un "bafana" petit baluchon avec un peu de farine et quelques chiffons pour faire croire aux gendarmes qu'il va chez un parent.

On les emmène dans un village, puis avec d'autres enfants dans un autre village, ainsi de suite jusqu'à la frontière. en cours de route ils volent de quoi se nourrir.

Arrivé au Nigéria il découvre sa mission: un champ immense où il faut travailler du lever au coucher du soleil sans se plaindre ni trainer. Les blessures sont fréquentes, les douleurs, le palu, il est interdit de se plaindre sous peine de coups. souvent on lui donne un truc bizarre à avaler, d'abord il travaille plus vite mais après il se sent très mal. son "salaire" est confié à l'Oga (le trafiquant).

Il n'en peut plus, il est épuisé mais il sait que s'il ne finit pas sa mission, pas de moto et il devra rester une année de plus.

Novembre, il a finit son travail, il veut rentrer au Togo. quelques uns ont une moto achetée par leur oga avec une partie de leur salaire et qui bien sur a gardé la différence; pour lui pas de chance, son Oga à disparu avec son argent: il n'y a pas d'argent et bien sur pas de moto mais un enfant qui rentre au village malade, drogué et dégouté. que va-t-il devenir?

Ils sont des centaines chaque année à être enlevés de cette façon.

Quant aux filles, elles sont placées comme domestiques chez des femmes qui le soir les vendent aux hommes. elles reviennent enceintes ou atteintes de MST ou du SIDA

A la gendarmerie de Wahala, 5 enfants étaient là, récupérés in extremis par les gendarmes. Le chef de brigade, homme de bien, nous a dit sa lutte contre ce fléau les patrouilles nocturnes et son désir de "coincer" un Oga, c'est lui qui nous a expliqué la façon dont le trafic se fait, les dangers pour les enfants et le travail énorme qu'il faudrait faire pour éradiquer ce phénomène:

En amont: sensibiliser les parents, les enfants, les communautés; aller de village en village, créer des comités de vigilance,
rechercher et emprisonner les Oga.

En aval: réinsérer les enfants dans les familles, soigner les malades et désintoxiquer les drogués, créer des centres d'apprentissage, pour leur redonner un avenir.


exploitation, esclavage, trafic, quel est ce monde qui torture ses enfants?

Ils sont la force vive d'un pays, protégez les, Messieurs qu'on nomme Grands

mission d'enquète et collecte d'informations du 18 février 2011