samedi 5 mars 2011
Femme Togolaise au quotidien
vendredi 18 février 2011
trafic d'enfants au Togo
Il n'a pas dépassé le CE2 qu'il a redoublé plusieurs fois, dégouté par les corvées champêtres exigées par ses enseignants. Il traîne dans le village avec quelques copains de misère. il rêve d'un travail qui lui permettrait d'aider son père et donnerait des jouets à ses petits frères.
Un soir un jeune homme est venu dans le village, il s'est approché de lui, l'a écouté, lui a donné quelques pièces; il était gentil, il est venu plusieurs soirs, un jour il lui a parler d'un pays où il y avait de grands champs, où les paysans cherchaient de la main d'oeuvre, où, s'il venait pour une mission de 10 mois, il serait bien payé et rapporterait une moto pour son père. Il a un peu peur, mais un de ses copains va venir avec lui, et puis l'homme est allé voir son père qui a signé un contrat avec son doigt trempé dans l'encre car il ne sait pas écrire ni lire, mais il se dit que ce sera une bouche de moins et qu'une moto c'est super.
L'homme est parti. Un grand frère vient les chercher: comme on lui a appris, il prépare en cachette un "bafana" petit baluchon avec un peu de farine et quelques chiffons pour faire croire aux gendarmes qu'il va chez un parent.
On les emmène dans un village, puis avec d'autres enfants dans un autre village, ainsi de suite jusqu'à la frontière. en cours de route ils volent de quoi se nourrir.
Arrivé au Nigéria il découvre sa mission: un champ immense où il faut travailler du lever au coucher du soleil sans se plaindre ni trainer. Les blessures sont fréquentes, les douleurs, le palu, il est interdit de se plaindre sous peine de coups. souvent on lui donne un truc bizarre à avaler, d'abord il travaille plus vite mais après il se sent très mal. son "salaire" est confié à l'Oga (le trafiquant).
Il n'en peut plus, il est épuisé mais il sait que s'il ne finit pas sa mission, pas de moto et il devra rester une année de plus.
Novembre, il a finit son travail, il veut rentrer au Togo. quelques uns ont une moto achetée par leur oga avec une partie de leur salaire et qui bien sur a gardé la différence; pour lui pas de chance, son Oga à disparu avec son argent: il n'y a pas d'argent et bien sur pas de moto mais un enfant qui rentre au village malade, drogué et dégouté. que va-t-il devenir?
Ils sont des centaines chaque année à être enlevés de cette façon.
Quant aux filles, elles sont placées comme domestiques chez des femmes qui le soir les vendent aux hommes. elles reviennent enceintes ou atteintes de MST ou du SIDA
A la gendarmerie de Wahala, 5 enfants étaient là, récupérés in extremis par les gendarmes. Le chef de brigade, homme de bien, nous a dit sa lutte contre ce fléau les patrouilles nocturnes et son désir de "coincer" un Oga, c'est lui qui nous a expliqué la façon dont le trafic se fait, les dangers pour les enfants et le travail énorme qu'il faudrait faire pour éradiquer ce phénomène:
En amont: sensibiliser les parents, les enfants, les communautés; aller de village en village, créer des comités de vigilance,
rechercher et emprisonner les Oga.
En aval: réinsérer les enfants dans les familles, soigner les malades et désintoxiquer les drogués, créer des centres d'apprentissage, pour leur redonner un avenir.
exploitation, esclavage, trafic, quel est ce monde qui torture ses enfants?
Ils sont la force vive d'un pays, protégez les, Messieurs qu'on nomme Grands
mission d'enquète et collecte d'informations du 18 février 2011
samedi 27 novembre 2010
vie quotidienne (suite)
Emblèmatique de l'Afrique: le Baobab; celui-ci n'est pas très gros, mais on voit
le papayer
l'arbre semble fragile pourtant il a la taille d'un petit
palmier et porte des fruits abondants et souvent énormes
je n'avais jamais vu de champs d'ananas et je ne m'étais jamais posé la question de savoir comment ça poussait!!!
la suite le mois prochain
samedi 6 novembre 2010
vie quotidienne au Togo
NOVEMBRE 2010,
l'actualité me fait commencer par un sujet difficile: l'hopital
Nana, la maman de Pierre, qui a de la tension, présente des troubles inquiétants, que faire? où aller?
les lieux de soins:
- un petit dispensaire dans les villages de brousse, totalement sous équipé tant en médicament qu'en matériel et en personnel, au mieux une matrone (sage femme) quelques heures par semaine
-dans les gros villages ou dans certains quartier des villes comme Atakpamé, on trouve des centres de santé un peu plus évolués: là un assistant ( 2 à 3 ans d'études de médecine) assure une permanence de quelques heures par jour, le reste du temps est assuré par un infirmier, un laborantin fait les analyses les plus courantes: recherche du palu, taux d'hémoglobine et quelques autres, après prélèvement (sans gants de protection), sur une vieille paillasse, malgré sa bonne volonté il travaille dans un petit laboratoire ou tourne un pauvre ventilateur. dans la pièce à côté des "lits de repos" accueillent les malades auxquels il faut des perfusions. il y a également des consultations pour les bébés et pour certains une petite maternité.
-à Atakpamé il y a le CHR avec théoriquement toutes les spécialités. les medecins font ce qu'ils peuvent dans des conditions "difficiles" et peu imaginables pour nous européens.
- à une dizaine de Km d'Atakpamé, à Datcha il y a l'hopital Saint Joseph, tenu par des soeurs, il est mieux équipé que le CHR, plus de moyen probablement, les pavillons sont propres, on y trouve le laboratoire, la pharmacie, toutes les spécialités, la radiologie et même depuis peu un scanner.
bien sur comme partout au Togo et probablement en Afrique, il faut qu'une personne de la famille reste auprès du malade en permanence pour l'aider à se lever ou lui faire sa toilette, lui préparer ses repas et l'aider à manger, surveiller les perfusions, l'aider en cas d'incontinence, il n'y a pas d'aide soignant et les infirmier sont débordés.
il n'existe pas de sécurité sociale, dans tous les cas il faut payer avant d'être soigné: consultation, hospitalisation, analyses, radio, médicaments et même seringues, aiguilles, gants, perfusion, sonde urinaire....etc
les malades sont à 4 par chambre où il fait très chaud, on peut apporter un ventilateur moyennant une participation de 300FCFA (0,45€) par jour pour le branchement à l'électricité.
ne soyons pas trop critique, si elle n'est pas aseptisée l'ambiance est familiale, les accompagnants apportent une présence moralement indispensable à leur malade et sont prêts à rendre service aux autre malades, ce qui est bien trop rare en France..........
dimanche 3 octobre 2010
" et maintenant, et demain..."
Le Parrainage:
Plusieurs enfants sont de familles très démunies et il serait important de les parrainer pour leur assurer la possibilité de suivre une scolarité normale et de leur donner ainsi toutes leurs chances d'avenir
Chaque année l'association reçoit de nombreuses demande de parrainage. Après étude des dossiers, les frais de scolarité, d'examen et de fournitures scolaires pour les plus nécessiteux du CP1 à la terminale et d'étudiants en faculté sont pris en charge par l'association ( 18 pour l'année scolaire 2010-2011)
Par ailleurs nous faisons le relais entre les parrains ou marraines potentiels qui se manifestent et les enfants de l'école de Koutoukpa dont nous connaissons les situations, nous lui adressons la photo de l'enfant avec ses noms, prénom, âge et classe. nous envoyons des nouvelles de l'enfant au moins 2 fois par an et les parrains et marraines peuvent envoyer un (ou des) messages à l'enfant par notre intermédiaire.
Tout se fait par Internet, dans un sens comme dans l'autre.
Nous demandons 20€ minimum par enfant parrainé pour 1 année scolaire; nous nous chargeons de régler l'écolage, la tenue et les fournitures nécessaires; Pour la même somme, vous pouvez nous aider en participant à la gestion de la maternelle: salaire de l'enseignante, fournitures scolaires, tenues des petits, petits jouets etc..
Le Droit des Enfants
Il y a au Togo un manque cruel de culture des droits de l'homme et surtout des droits de l'enfant, ce qui fait que les enseignants qui devraient être des protecteurs des enfants qui leur sont confiés sont eux mêmes les violateurs de ces droits.
L'éducation que nous souhaitons mettre en place dans notre école vise à:
- amener les enfants à retrouver la motovation à suivre leur scolarité avec plus d'assiduité
- leur permettre d'acquerrir les connaissances nécessaires à la poursuite de leurs études au collège
- développer l'esprit de citoyenneté par l'intégration au programme de l'éducation aux droits de l'homme et aux droit de l'enfant
afin d'inciter les parents d'élèves à participer activement à l'éducation et l'avenir de leurs enfants, nous organiserons des réunion d'information et de sensibilisation sur des questions relatives aux droits des enfants et les actions à mettre en place pour le bon fonctionnementde l'école mais aussi sur d'autre sujet tels que: la vaccination, la sexualité, le SIDA, l'environnement, l'avenir du village....

lundi 12 juillet 2010
à propos de moi
avant d'être trop âgée,
avant de ne plus pouvoir,
avant de ne plus savoir,
tant que j'étais debout,
il fallait que je me dévoue,
en venant ici,
aider les plus petits"
et que se réalise un rêve d'enfant qui a pris forme il y a 50 ans, après la lecture de la vie d'Albert Schweitzer et ne m'a plus quitté
sans oubier les miens pour toujours dans mon coeur
mes 3 amours
mes 5 trésors
j'ai pris sous mon aile bon nombre d'enfants pour leur donner une chance en assurant leur scolarité par des parrainages.
Evrard, Béni, Mustapha et Nouhoum vivent avec nous
d'autres sont au village de Koutoukpa ou à Hihéatro ou à Lomé pour les étudiants
pour elle et ceux de son âge, nous avons créé une école maternelle à Koutoukpa.
je me suis attachée au village de Koutoukpa et à ses villageois qui m'accueillent à bras ouverts, pour eux et surtout pour les enfants nous avons construit une école
j'ai été et je suis toujours profondément touchée par le sort des élèves exploités honteusement par leurs enseignants. La lutte contre l'inacceptable est devenu mon combat.
dimanche 11 juillet 2010
l'école de KOUTOUKPA
un état déplorable
d'une amie, je décide de réaliser un rêve: bâtir une école pour donner un peu plus de chance aux enfants du village, un petit coup de pouce pour leur avenir