samedi 7 mai 2011

Que la lumière soit !


Projet d'électrification de l'école de KOUTOUKPA
POURQUOI:
Pour aider les enfants de Koutoukpa à retrouver le chemin de l'école et leur donner le goût d'apprendre, j'ai réuni avec l'association Enfants Ruraux et des bienfaiteurs français, les fonds permettant la contruction en 2010 d'un bâtiment scolaire, comportant 3 classes de primaire, 1 classe de maternelle et 1 salle des maîtres. inaugurée le 13 Septembre 2010, cette école compte aujourd'hui 144 élèves.
Village sans électricité, les conditions de vie y sont des plus précaires. Ce manque d'électricité handicape le travail des élèves et de leurs enseignants. Nous constatons aujourd'hui que des travaux de raccordement du village au réseau national sont en cours mais de très nombreux parents n'auront pas les moyens d'avoir l'électricité chez eux.
Il est primordial d'électrifier l'école en effet compte tenu du fait que la nuit tombe à 18h l'électricité dans l'école serait une amélioration notoire des conditions d'étude des élèves et de travail des enseignants: avec l'éclairage de l'école, les élèves pourront venir y faire leurs devoirs et des cours de soutien scolaire pourront être organisés ainsi que des activités éducatives et culturelles.
COMMENT:
Mon amie Valérie, membre bienfaiteur de l'association Enfants Ruraux, travaille au sein du Groupe ICF qui organise chaque année via sa fondation un concours nommé "Coups de coeur Solidaires". il s'agit de soutenir un projet humanitaire présenté par un employé membre d'une association en principe réalisé sur le territoire français.
Valérie m'a alertée et par son intermédiaire nous avons tout de même présenté notre projet d'éléctrification.
Le Budget:
Le coût:l'extension du réseau national pour atteindre l'école; l'équipement électrique des salles; le compteur et le branchement: le tout s'élève à 2 422€
Nos moyens: participation des parents d'élèves et celle de l'association le tout s'élève à 922€
Compte tenu des prix accordés par ICF et de nos besoins l'aide sollicitée est de 1 500€
Aujourd'hui nous avons la bonne surprise d'être primés! notre projet a obtenu le second prix d'un montant de 1 000€, nous allons pouvoir démarer les travaux d'électrification de l'école.
mais pour que la lumière soit il faut trouver 500€
J'ai pensé à vous tous (et à vos amis :-)) ) pour un coup de coeur supplémentaire ;-))
toute somme même très modeste sera la bienvenue et vous en serez remerciés par les bons résultats des élèves.
pour plus de renseignements vous pouvez me joindre par mail: francoise.brandli@yahoo.fr par ailleurs, je serais à votre disposition en France du 25 Mai au 12 Août. A bientôt
Merci, Merci, Merci,

dimanche 17 avril 2011

pour l'avenir de Grégoire

Dans les villages, de nombreux enfants naissent avec un handicap physique:
A Koutoukpa, Grégoire a 3 ans, sa jambe droite et son petit pied restent pliés à cause d'une malformation des muscles et tendons.
comment l'aider? en cherchant sur Internet, nous avons trouvé la "Chaîne de l'espoir"
nous en avons parlé à des amis Français qui ont pris contact avec cette association.
Radios, Photos, dossier médical du petit bonhomme, tout est soumis à la chaîne de l'espoir.
ET DE L'ESPOIR, IL Y EN A puisque d'ici la fin de l'année Grégoire devrait venir en France se faire opérer
Dans quelques mois il pourra jouer, courrir et aller à l'école avec les petits copains et copines qui l'attendent sur les marches de mon école

dimanche 3 avril 2011

quelques réflexions, suite

dimanche 3 Avril 2011
Dieu aima les oiseaux, il créa les arbres,

l'homme aima les oiseaux, il créa les cages

(Jacques Deval; vu sur Facebook)


Dieu créa les enfants, il les aima




l'homme fit des enfants, il les martyrisa

samedi 5 mars 2011

Femme Togolaise au quotidien



Journée type d'une femme dans les villages ruraux du Togo




Elle se lève avant l'aube pour balayer la maison et ses alentours;


Elle chauffe l'eau pour laver les enfants et les habille pour l'école.


Son mari se lève; elle va lui chercher à manger et lui prépare.

Ils partent ensemble pour les champs où elle travaille autant que lui, un enfant sur le dos et trop souvent un autre dans le ventre.

Le soir avant de rentrer, elle va chercher du bois pour le feu, toujours avec l'enfant au dos.

S'il n'y a plus d'eau à la maison, elle doit aller en puiser au marigot.

L'homme lui, avec seulement son coupe coupe en main, est rentré et s'est allongé sur le canapé.

Souvent il râle car il veut prendre sa douche, il gronde sa femme qui est entrain de laver les enfants.

Elle lui fait chauffer de l'eau pour sa douche puis va préparer le dîner.

Monsieur râle encore, il a faim et trouve qu'elle traîne.

Après le repas et la vaisselle, ils se couchent et même si elle est épuisée, si elle trouve qu'il y a déjà trop d'enfants, elle doit "s'ouvrir" sous peine de coups!

Durant l'année elle travaille aux champs jusqu'en Octobre, ensuite elle cultive un jardin potager dont elle revend la récolte au marché et la plupart du temps l'homme prend l'argent pour lui.

L'homme, à part quelques exceptions ne s'occupe jamais des enfants, il ne donne rien pour la nourriture ou les soins.

S'il trouve un animal pris au piège il ne le rapporte pas à la maison mais il le vend et va au cabaret.

Quand le mari décède, très souvent la femme est chassée de chez elle avec ses enfants par la famille du mari, elle n'a droit à rien et est même soupçonnée de sorcellerie ayant entrainer la mort de l'homme!


Ca semble invraisemblable? Excessif? trop mélo? Hélas non!


Recueilli auprès de Mme AKAKPO, ce témoignage est approuvé et confirmé par des dizaines de femmes au cours des sensibilisations sur les Droits des Femmes que nous avons effectuées dans les villages.

Ces femmes, on peut les croiser tous les jours dans les villages et les hommes présents à nos réunions reconnaissent que c'est le quotidien des femmes même si certains se sont fait huer en avançant qu'il y a des femmes qui refusent de leur préparer à manger!!!

Combien faudra-t-il de décennies pour atteindre l'égalité? peut-être moins qu'on ne pourrait le craindre car les jeunes femmes ici comme ailleurs sont bien décidées à se battre pour une vie meilleure.


Elles sont toujours nombreuses à nos réunions qui leur permettent au moins de s'exprimer et d'apprendre qu'elles ont des DROITS.


Bonne Fête à toutes.

vendredi 18 février 2011

trafic d'enfants au Togo

Il a 12 ans, il vit dans un village perdu dans la brousse, son père tire difficilement d'un lopin de terre de quoi ne pas mourir de faim, sa mère est morte en mettant son 5ème enfant au monde, une petite soeur qui n'a pas vécu.

Il n'a pas dépassé le CE2 qu'il a redoublé plusieurs fois, dégouté par les corvées champêtres exigées par ses enseignants. Il traîne dans le village avec quelques copains de misère. il rêve d'un travail qui lui permettrait d'aider son père et donnerait des jouets à ses petits frères.

Un soir un jeune homme est venu dans le village, il s'est approché de lui, l'a écouté, lui a donné quelques pièces; il était gentil, il est venu plusieurs soirs, un jour il lui a parler d'un pays où il y avait de grands champs, où les paysans cherchaient de la main d'oeuvre, où, s'il venait pour une mission de 10 mois, il serait bien payé et rapporterait une moto pour son père. Il a un peu peur, mais un de ses copains va venir avec lui, et puis l'homme est allé voir son père qui a signé un contrat avec son doigt trempé dans l'encre car il ne sait pas écrire ni lire, mais il se dit que ce sera une bouche de moins et qu'une moto c'est super.

L'homme est parti. Un grand frère vient les chercher: comme on lui a appris, il prépare en cachette un "bafana" petit baluchon avec un peu de farine et quelques chiffons pour faire croire aux gendarmes qu'il va chez un parent.

On les emmène dans un village, puis avec d'autres enfants dans un autre village, ainsi de suite jusqu'à la frontière. en cours de route ils volent de quoi se nourrir.

Arrivé au Nigéria il découvre sa mission: un champ immense où il faut travailler du lever au coucher du soleil sans se plaindre ni trainer. Les blessures sont fréquentes, les douleurs, le palu, il est interdit de se plaindre sous peine de coups. souvent on lui donne un truc bizarre à avaler, d'abord il travaille plus vite mais après il se sent très mal. son "salaire" est confié à l'Oga (le trafiquant).

Il n'en peut plus, il est épuisé mais il sait que s'il ne finit pas sa mission, pas de moto et il devra rester une année de plus.

Novembre, il a finit son travail, il veut rentrer au Togo. quelques uns ont une moto achetée par leur oga avec une partie de leur salaire et qui bien sur a gardé la différence; pour lui pas de chance, son Oga à disparu avec son argent: il n'y a pas d'argent et bien sur pas de moto mais un enfant qui rentre au village malade, drogué et dégouté. que va-t-il devenir?

Ils sont des centaines chaque année à être enlevés de cette façon.

Quant aux filles, elles sont placées comme domestiques chez des femmes qui le soir les vendent aux hommes. elles reviennent enceintes ou atteintes de MST ou du SIDA

A la gendarmerie de Wahala, 5 enfants étaient là, récupérés in extremis par les gendarmes. Le chef de brigade, homme de bien, nous a dit sa lutte contre ce fléau les patrouilles nocturnes et son désir de "coincer" un Oga, c'est lui qui nous a expliqué la façon dont le trafic se fait, les dangers pour les enfants et le travail énorme qu'il faudrait faire pour éradiquer ce phénomène:

En amont: sensibiliser les parents, les enfants, les communautés; aller de village en village, créer des comités de vigilance,
rechercher et emprisonner les Oga.

En aval: réinsérer les enfants dans les familles, soigner les malades et désintoxiquer les drogués, créer des centres d'apprentissage, pour leur redonner un avenir.


exploitation, esclavage, trafic, quel est ce monde qui torture ses enfants?

Ils sont la force vive d'un pays, protégez les, Messieurs qu'on nomme Grands

mission d'enquète et collecte d'informations du 18 février 2011

samedi 27 novembre 2010

vie quotidienne (suite)

DECEMBRE 2010: parlons nature



Emblèmatique de l'Afrique: le Baobab; celui-ci n'est pas très gros, mais on voit
ses fruits pendre en haut. La plus part du temps ils sont solitaires.









en allant à Badou,







la Jungle, on s'attend à voir un lion ou un grand
singe, hélas il n'y en a plus ici.







le papayer
l'arbre semble fragile pourtant il a la taille d'un petit
palmier et porte des fruits abondants et souvent énormes
































un bananier, fleur et fruits sur la même tige



il y a des bananeraies, mais aussi des bananiers sauvages
ça pousse partout!




un superbe cactus, attention ça pique!!!!









Caféiers en fleurs ..............................................................................et en fruits

autrefois il y avait de grandes plantations sous les grands arbres, aujourd'hui les grands arbres ont
disparus brûlés entre autres par le changement climatique et il y a de moins en moins de caféiers
qui étaient pourtant une ressource importante pour les paysans



Un fromager: bel arbre, celui-ci est lourd de fruits...................................que voilà ouverts

ça a un peu le goût et la texture du fromage









je n'avais jamais vu de champs d'ananas et je ne m'étais jamais posé la question de savoir comment ça poussait!!!





la suite le mois prochain

samedi 6 novembre 2010

vie quotidienne au Togo

cette page peut également s'appeler "actualités", chaque mois j'y raconterai la vie courante au Togo, du marché aux funérailles en passant par l'école et l'agriculture...etc tout ce que j'ai appris d'une culture si différente de celle que j'ai vécue en France ou de celles que j'ai pu croiser au cours de mes nombreux voyages d'agrément si passionnant qu'ils aient été.

NOVEMBRE 2010,

l'actualité me fait commencer par un sujet difficile: l'hopital

Nana, la maman de Pierre, qui a de la tension, présente des troubles inquiétants, que faire? où aller?

les lieux de soins:

- un petit dispensaire dans les villages de brousse, totalement sous équipé tant en médicament qu'en matériel et en personnel, au mieux une matrone (sage femme) quelques heures par semaine


-dans les gros villages ou dans certains quartier des villes comme Atakpamé, on trouve des centres de santé un peu plus évolués: là un assistant ( 2 à 3 ans d'études de médecine) assure une permanence de quelques heures par jour, le reste du temps est assuré par un infirmier, un laborantin fait les analyses les plus courantes: recherche du palu, taux d'hémoglobine et quelques autres, après prélèvement (sans gants de protection), sur une vieille paillasse, malgré sa bonne volonté il travaille dans un petit laboratoire ou tourne un pauvre ventilateur. dans la pièce à côté des "lits de repos" accueillent les malades auxquels il faut des perfusions. il y a également des consultations pour les bébés et pour certains une petite maternité.


-à Atakpamé il y a le CHR avec théoriquement toutes les spécialités. les medecins font ce qu'ils peuvent dans des conditions "difficiles" et peu imaginables pour nous européens.


- à une dizaine de Km d'Atakpamé, à Datcha il y a l'hopital Saint Joseph, tenu par des soeurs, il est mieux équipé que le CHR, plus de moyen probablement, les pavillons sont propres, on y trouve le laboratoire, la pharmacie, toutes les spécialités, la radiologie et même depuis peu un scanner.

bien sur comme partout au Togo et probablement en Afrique, il faut qu'une personne de la famille reste auprès du malade en permanence pour l'aider à se lever ou lui faire sa toilette, lui préparer ses repas et l'aider à manger, surveiller les perfusions, l'aider en cas d'incontinence, il n'y a pas d'aide soignant et les infirmier sont débordés.


il n'existe pas de sécurité sociale, dans tous les cas il faut payer avant d'être soigné: consultation, hospitalisation, analyses, radio, médicaments et même seringues, aiguilles, gants, perfusion, sonde urinaire....etc
les malades sont à 4 par chambre où il fait très chaud, on peut apporter un ventilateur moyennant une participation de 300FCFA (0,45€) par jour pour le branchement à l'électricité.

ne soyons pas trop critique, si elle n'est pas aseptisée l'ambiance est familiale, les accompagnants apportent une présence moralement indispensable à leur malade et sont prêts à rendre service aux autre malades, ce qui est bien trop rare en France..........